15-09-2026 VIDEO : À quoi servent vraiment les radars ornithologiques ?
Depuis l'installation de radars ornithologiques par les Fédérations des chasseurs, certains commentaires sur les réseaux sociaux leur prêtent une fonction pour le moins surprenante : celle de « faciliter la chasse ».
Revenons aux faits en images avec la @Fédération Nationale des Chasseurs et la @Fédération Régionale des Chasseurs des Hauts-de-France.
Observer ce que l'œil humain ne peut pas voir
Le suivi des oiseaux fait partie depuis longtemps des actions menées par le réseau cynégétique : comptages, observations, baguage, télémétrie GPS...
Les radars ornithologiques viennent compléter ces méthodes. Ils permettent de suivre en continu, de jour comme de nuit, les déplacements de la faune volante, y compris lorsque les oiseaux migrent à plusieurs centaines de mètres d'altitude et principalement la nuit.
Ils mesurent notamment les volumes de passages, les directions, les vitesses et les altitudes de vol, offrant ainsi une vision des flux migratoires impossible à obtenir par la seule observation humaine.
Un outil scientifique, pas un « radar à gibier »
Contrairement à certaines affirmations, ces équipements ne servent pas à repérer un oiseau pour permettre à un chasseur de le tirer.
Ils produisent des données sur les flux de faune volante. Ces données sont ensuite analysées et classifiées à l'aide de méthodes scientifiques et d'algorithmes, dont la précision est progressivement améliorée grâce à des dispositifs complémentaires et au travail d'ornithologues.
La FNC centralise ces données et les met à disposition du public et de la communauté scientifique sur AéroRad (https://aerorad.chasseurdefrance.com/), permettant notamment d'explorer les variations des migrations selon les périodes, les altitudes et les directions de déplacement.
À quoi servent ces données ?
À mieux comprendre les migrations et leur évolution, mais aussi à étudier leurs relations avec les conditions météorologiques, le changement climatique ou certaines infrastructures humaines.
L'utilisation du radar ne se limite d'ailleurs pas au réseau cynégétique : l'OFB utilise lui aussi des technologies radar dans ses programmes d'étude des migrations, notamment dans le cadre de MIGRALION, en complément de l'acoustique, des observations et de la télémétrie.
Une technologie qui dépasse largement la chasse
Les radars détectent la faune volante présente dans leur champ : oiseaux, mais également chiroptères et insectes. Le réseau cynégétique développe d'ailleurs ses collaborations scientifiques pour améliorer encore l'identification des signaux et exploiter ces données dans des programmes de recherche.
Alors, plutôt que d'imaginer ce que les chasseurs pourraient faire avec ces équipements, regardons ce qu'ils en font réellement : produire et partager des données permettant de mieux connaître les migrations et la biodiversité.
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