22-08-2026 Interdire la chasse après la sécheresse : notre Président répond aux médias
Après les violents incendies et la canicule qui ont marqué cet été, certaines associations antichasse demandent l'arrêt de la chasse au nom de la protection de la faune sauvage. Notre président s'exprime dans les médias sur cette proposition :
« Je comprends l'émotion que peuvent susciter la sécheresse, la canicule ou les incendies. Mais la gestion de la nature ne peut pas se faire à l'émotion. Elle doit s'appuyer sur la biologie des espèces, les données scientifiques et l'observation de leur évolution. Le changement climatique nous oblige à faire évoluer nos pratiques et à privilégier une gestion adaptative des espèces, capable de tenir compte des évolutions de leurs populations. S'il faut adapter la chasse dans un secteur ou à une période donnée, nous le ferons lorsque les données scientifiques et la réalité du terrain le justifient, et non sous la pression des lobbies antichasses. La gestion de la nature ne se pilote pas à l'émotionnel, elle se gère sur le long terme ».
Car une interdiction générale ne crée pas de point d'eau, ne restaure pas un habitat et ne rend pas un territoire plus résilient.
Les chasseurs, eux, agissent toute l'année.
- Depuis 2010, la FDC31 a contribué à la création ou à la restauration de 180 mares, sur une centaine de communes. Des points d'eau essentiels à toute la faune sauvage lors des épisodes de fortes chaleurs.
- Chaque année, 650 hectares de couverts végétaux sont implantés dans le département avec les chasseurs et les agriculteurs. Ils apportent nourriture, abri et fraîcheur, tout en contribuant à préserver l'humidité des sols.
- Et depuis près de 15 ans, la FDC31 alerte les collectivités locales et les services de l'État sur l'absolue nécessité d'entretenir et de débroussailler les secteurs sensibles aux incendies.
- La chasse est par ailleurs une activité réglementée et adaptable. Lorsque l'état des populations ou des habitats le justifie, les prélèvements peuvent être réduits ou suspendus localement. C'est le principe même de la gestion adaptative.
L'approche fédérale est donc simple : observer, adapter et agir sur les milieux. Mais si nous voulons réellement protéger la biodiversité, posons nous surtout la bonne question : Comment rendre nos territoires plus résilients face aux sécheresses et aux incendies ?
C'est là que doit porter le débat, c'est là que se joue l'avenir de la biodiversité : sur des actions concrètes, fondées sur les connaissances scientifiques et la réalité des territoires, plutôt que sur des interdictions générales, ou pire : dogmatiques et militantes.
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