Retour aux actualités

27-08-2026 Épisode 4 – Les dégâts agricoles en Haute-Garonne : état des lieux

Épisode 4 – Les dégâts agricoles en Haute-Garonne : état des lieux

Chaque année, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne (FDC31) suit l'évolution des dégâts agricoles causés par le grand gibier afin d'identifier les secteurs concernés et d'adapter les actions de prévention et de gestion.

Des dégâts en recul par rapport aux années records

Au cours de la saison 2025-2026, 183 exploitants agricoles ont déclaré des dégâts, représentant 277 dossiers traités par la FDC31. Près de 2 000 hectares de cultures ont été expertisés par nos agents, dont 200 ha attribués :

  • 120 hectares attribués au sanglier ;
  • 80 hectares au cerf ;
  • moins d'un hectare au chevreuil.

Par rapport à la saison précédente, les surfaces indemnisées progressent de 36 % pour le sanglier et de 14 % pour le cerf, tandis que les dégâts liés au chevreuil restent très faibles.

Ces niveaux sont toutefois bien inférieurs aux années les plus marquées. En 2020-2021, plus de 3 100 hectares avaient été expertisés et près de 310 hectares indemnisés.

undefined

Le sanglier engendre le plus de dégâts agricoles

En 2025-2026, le montant des indemnisations s'élève actuellement à environ 115 000 €, dont :

  • près de 80 000 € pour le sanglier ;
  • plus de 30 000 € pour le cerf ;
  • environ 1 500 € pour le chevreuil.

Toutefois, la saison comptable n'étant pas encore clôturée, ce montant est susceptible d'évoluer. Des dégâts peuvent notamment encore être enregistrés lors de la destruction des semis, certaines cultures étant à cheval sur deux saisons cynégétiques.

À titre de comparaison, les indemnisations avaient atteint près de 370 000 € en 2020-2021, dont la majorité concernait déjà le sanglier.

undefined

Ces montants doivent toutefois être interprétés avec précaution : l'indemnisation dépend non seulement de l'importance des dégâts, mais également de barèmes fixés en fonction du cours des différentes cultures. Ainsi, des surfaces endommagées similaires peuvent représenter des coûts différents selon les années.

Une évolution différente selon les espèces

Les principaux pics de dégâts observés ces dernières années (2016-2017, 2017-2018 et 2020-2021) sont principalement liés au sanglier, avec une contribution importante du cerf.

Depuis ces périodes, les dégâts causés par le sanglier ont globalement diminué grâce aux actions de prévention mises en place et à une gestion adaptée des populations. Les dégâts liés au chevreuil restent faibles et continuent de diminuer.

À l'inverse, les dégâts causés par le cerf progressent ces dernières années, notamment avec l'augmentation des effectifs et l'extension de son aire de répartition vers les secteurs de plaine, en particulier dans le Comminges et le Volvestre, où les prairies sont davantage concernées.

Ces résultats confirment l'importance de poursuivre les actions de suivi, de prévention et de gestion pour limiter durablement les dégâts tout en maintenant un équilibre entre faune sauvage et activités agricoles.

  • Le prochain épisode présentera les solutions pouvant être mises en œuvre pour limiter ces impacts.