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19-10-2026 Communiqué de presse : la FDC apporte des précisions suite aux décisions prises.

Communiqué de presse : la FDC apporte des précisions suite aux décisions prises.

[COMMUNIQUE DE PRESSE - Chasse suspendue de la Perdrix grise : la FDC répond ] 

À la suite de la décision du tribunal administratif de Toulouse du 14 octobre 2026, suspendant la chasse à la perdrix grise de montagne en Ariège, la Fédération souhaite apporter des précisions sur plusieurs éléments évoqués dans la presse.

La FDC09 revient notamment sur l'interprétation des données de prélèvement, les méthodes de comptage et les estimations de population, ainsi que l'importance d'une gestion fondée sur des données scientifiques rigoureuses.

À la suite de notre article consacré à la suspension, le 14 octobre, par le tribunal administratif de Toulouse, de la chasse à la perdrix grise des Pyrénées en Ariège, la Fédération départementale des chasseurs (FDC 09) entend "remettre les chiffres en perspective" et conteste certaines interprétations des données évoquées dans l'ordonnance du tribunal.

Dix jours de chasse effectifs, et non 22

La Fédération conteste d'abord la durée de chasse retenue dans l'ordonnance. Si celle-ci mentionne une période de 22 jours, la FDC rappelle que "la chasse à la perdrix grise de montagne n'était autorisée que pendant dix jours effectifs". Elle estime qu'il faut distinguer "la période calendaire de la durée réelle de chasse autorisée". "Une incompréhension lourde qui a pesé dans la balance", regrette-t-elle.

Autre point de désaccord : le chiffre de 65 %. Le tribunal avait relevé que le quota de 670 perdrix représentait plus de 65 % des "oiseaux décomptés" par la FDC. Pour les chasseurs, cette comparaison ne permet pas de mesurer la proportion réelle de la population susceptible d'être prélevée. Les oiseaux observés lors des opérations de terrain sont issus d'un échantillonnage et "ne constituent pas un recensement exhaustif de la population départementale".

La Fédération insiste donc sur une distinction qu'elle juge essentielle : "Cette distinction fondamentale entre individus observés, population estimée et prélèvements autorisés mérite d'être clairement établie." Rappelant également que 398 perdrix avaient été prélevées la saison précédente, contre un plafond fixé à 670.

Des données et des missions différentes entre l'OGM et la FDC

La FDC 09 revient ensuite sur les différences entre ses propres données et celles de l'Observatoire des galliformes de montagne (OGM). Elle souligne que les deux structures n'ont pas les mêmes missions. "L'OGM n'entretient aucun lien de subordination avec les FDC et ne dispose d'aucune autorité réglementaire en matière de gestion des populations", écrit-elle. À l'inverse, les fédérations de chasseurs disposent, selon elle, de missions définies par le Code de l'environnement en matière de connaissance, de suivi et de gestion de la faune sauvage.

Enfin, la Fédération rappelle que la décision du tribunal administratif est intervenue en référé. La suspension de l'arrêté est donc, à ce stade, provisoire, dans l'attente d'un jugement sur le fond. Elle "ne constitue donc pas une décision définitive sur la légalité du dispositif de gestion, ni une interdiction de principe de la chasse à la perdrix grise de montagne".

La FDC 09 assure qu'elle poursuivra "la défense de son travail" et appelle à une confrontation "rigoureuse et transparente" des données scientifiques. Avec une ligne directrice : "Protéger une espèce ne doit pas signifier écarter ceux qui contribuent à sa connaissance et à sa gestion."