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20-09-2019 Diagnostics écologiques des mares à restaurer dans le Tarn-et-Garonne

Diagnostics écologiques des mares à restaurer dans le Tarn-et-Garonne

En prévision des restaurations de mare de l'automne 2019 sur les territoires du Sud Quercy et du Tescou-Tescounet, les mares sélectionnées ont fait l'objet d'un diagnostic fonctionnel par la Fédération des Chasseurs du Tarn-et-Garonne, ainsi que d'un diagnostic écologique réalisé par le CPIE Quercy Garonne.

Pour ce dernier, trois groupes ont été suivis en particulier car ils sont étroitement liés aux milieux humides :

  • Les amphibiens : grenouilles, crapauds, salamandres et tritons,
  • Les odonates : libellules et demoiselles,
  • Et les plantes de milieux humides (plantes dites hygrophytes).

De février à aout, chaque mare a été visitée trois fois afin de s'assurer de rencontrer un maximum d'espèces. En effet, toutes ne sont pas identifiables au même moment (période d'émergence ou de floraison) ou dans les mêmes conditions (ex : chants nocturnes des amphibiens).

En parallèle, la fréquentation de la mare par les oiseaux et mammifères venant s'abreuver a été suivie lors des diagnostic fonctionnels.

Image Cordulegastre
Image Cordulegastre

Ces diagnostics nous permettent de connaître l'état écologique de chaque mare et d'adapter les travaux de restauration en conséquence :

  • La présence d'espèces rares et fragiles nous indique que le milieu est de bonne qualité, les travaux de restauration viseront à le préserver et à le rendre plus résistant aux perturbations.
  • En revanche, la présence d'espèces opportunistes ou envahissantes est signe d'une mare dégradée, où il faudra s'attaquer à l'origine de la dégradation et en réduire les impacts.
  • Les mares qui abritent une grande diversité d'espèces sont le siège d'un écosystème qui résiste mieux aux perturbations. Il est important de les maintenir en bon état, car en cas de fortes perturbations sur le territoire (canicule, coulées de boues), elles sont des refuges depuis lesquels les espèces vont pouvoir recoloniser le réseau de mares.

De plus, ces données nous permettront aussi d'évaluer l'impact réel des restaurations en comparant les cortèges d'espèces avant et après travaux.

Au total, 30 espèces inféodées aux milieux humides ont été identifiées sur les 10 mares. Cette richesse spécifique relativement faible (entre 4 et 5 espèces par mare en moyenne) s'explique : ces mares ont été sélectionnées en priorité elles sont celles dont l'état est le plus critique. Nul doute que les travaux de restauration leur feront le plus grand bien !

Dans le Quercy Rouergue, la réalisation de nouveaux inventaires deux ans après les travaux de restauration avait permis d'observer une augmentation significative de la richesse spécifique : en moyenne, 6 espèces supplémentaires trouvées sur chaque mare. Nous pouvons espérer avec confiance que les restaurations du Sud Quercy et du Tescou Tescounet auront un impact tout aussi positif !

Légende des photographies : Grenouille verte (Pelophylax sp.) et Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii) (crédit photo : CPIE Quercy Garonne).

Logos projet MiLeOc
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