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21-12-2017 Rencontre entre les chasseurs et Nicolas Hulot: Un dialogue de sourd sur les oies

Communiqué de Presse

Un dialogue de sourd sur les oies

Lors de la première rencontre avec Nicolas Hulot, la Fédération Nationale des Chasseurs avait passé
des accords constructifs avec ce ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie et de la Chasse.
Hier, le ministre nous a confirmé que les engagements pris, allaient connaître un aboutissement d'ici le
15 janvier 2018, sur les statuts des fédérations, sur l'organisation maîtrisée du permis de chasser et sur le
modérateur de son. Il a confirmé l'engagement du Président de la République sur la place des
chasseurs dans l'AFB dans un délai plus long.
Pour notre seconde audience, nous avons abordé de façon très directe la réforme globale de
l'organisation de la chasse qui implique une réforme de l'Etat et qui vient de faire l'objet d'un vote
unanime au Conseil d'Administration de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC).
Le président de la FNC, Willy Schraen a insisté auprès du ministre sur la nécessité de conforter l'Office
National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dans l'ensemble de ses missions de police de
l'environnement, de la nature et de la chasse dans les départements en augmentant ses moyens
humains et financiers, ce qui loin d'être le cas à ce jour. Il a aussi expliqué la réforme de la chasse
française, avec le permis national à 200 euros pour favoriser le développement de la chasse et le
renforcement de l'échelon fédéral régional pour agir sur la biodiversité ordinaire et l'expertise nature.
Le ministre a reconnu que la réforme était cohérente et qu'il allait falloir trouver les moyens financiers
pour ne pas pénaliser l'ONCFS tout en conduisant cette réforme qui implique une autre répartition des
flux financiers de l'Etat.
C'est lorsque Willy Schraen a abordé les priorités liées au calendrier et notamment le dossier sensible
des oies que le ministre a radicalement changé de comportement, quittant sa fonction de ministre
d'Etat pour redevenir le militant écologiste.
Pourtant la proposition de dérogation très innovante de Willy Schraen pouvait permettre de chasser au
maximum 5000 oies sur l'ensemble du mois de février, dans le cadre d'une expérimentation du futur
plan de gestion adaptative européen.
Pour toute réponse, le ministre a proposé « un deal » totalement inacceptable pour la FNC. Nicolas
Hulot a annoncé que cette chasse aux oies en février devait se négocier en contrepartie de
l'interdiction de la chasse au grand tétras dans les Pyrénées, de la remise en cause du classement
nuisible du renard et des mustélidés, l'interdiction de la chasse de certains limicoles, l'interdiction de la
chasse à la tourterelle, et bien sûr la remise en cause des chasses traditionnelles. C'est d'ailleurs dans
ce domaine que le ministre a de nouveau « dérapé », en affirmant que son idéologie ne lui permettait
pas d'envisager la chasse des petits oiseaux, même en bon état de conservation comme le pinson.
Le ministre a totalement fermé la porte à toute discussion, avec pour argument sidérant « que ses
copains seraient en colère », s'il devait trouver un accord sur les oies.
Nous ne pouvons accepter d'être reçus au coeur de la République Française, par un ministre d'Etat,
qui semble avoir oublié qu'il n'est plus militant écologiste. Évidemment, la FNC a refusé de dealer quoi
que ce soit avec le ministre et sa conseillère biodiversité très anti chasse.
Pour autant, la FNC ne peut se satisfaire d'une telle réponse concernant le sujet très symbolique des
oies et elle prendra toutes les dispositions nécessaires à la défense de cette dérogation pour la pratique
d'une chasse raisonnable et équilibrée en février prochain.

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