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08-04-2019 Trois départements ensemble pour baguer la reine des tourbières

Trois départements ensemble pour baguer la reine des tourbières

 La journée interdépartementale de baguage de la bécassine a réuni plus de 50 chasseurs sur le massif de l’Aubrac entre Aveyron, Lozère et Cantal. Il faut dire que la bécassine entreprend actuellement sa migration pré-nuptiale en direction de ses sites de reproduction majoritairement situés dans le nord et le nord-est de l’Europe.

Aussi, les derniers endroits où les tourbières n’ont pas encore été détruites sont-ils des haltes migratoires vitales pour la belle des marais. C’est donc là, les pieds dans la tourbe, sur le chemin du retour des bécassines que les chasseurs Aveyronnais, Lozériens et Cantalou attendent la demoiselle des tourbières pour la capturer et la baguer. L’oiseau cible de cette journée est bien évidement la bécassine sourdre.

Pour l’attraper, il faut faire appel à un chien d’arrêt, disposer d’un bagueur officiel et d’une équipe de bénévoles motivés. L’équipe ainsi constituée, les chiens sont lancés à la recherche des bécassines dans les tourbières et les marais de l’Aubrac. Une fois à le chien à l’arrêt, il faut aller très vite et déployer un filet horizontal pour couvrir tout le terrain situé devant le chien. Attention, même si la méthode est au point, il arrive que la bécassine ne soit pas sous le filet, qu’elle s’envole avant la pose du filet ou mettant à profit son plumage mimétique qu’on n’arrive pas à la voir et qu’elle s’envole lorsque l’on retire le filet. Les bécassines sourdes ne sont détectables qu’au chien d’arrêt. D’ailleurs, elles doivent leur sobriquet au fait qu’elles ne s’envolent qu’au dernier moment. C’est cet immobilisme que n’adopte pas sa cousine la bécassine des marais (beaucoup plus instable) qui fait que 99% des oiseaux capturés par cette technique sont des bécassines sourdes. Dès lors, s’en suit une opération de démaillage, des oiseaux capturés.

Enfin l’oiseau avant de retrouver la liberté est mesuré, pesé et bagué. On retiendra que cette année encore se sont les Lozériens qui se sont montrés les plus habiles pour capturer et que pas moins de 25 bécassines sourdes ont été bagués. Fait exceptionnel, trois oiseaux déjà bagués par le passé ont été repris, signant par ce fait une certaine fidélité au territoire d’hivernage. Il faut dire que la montagne est belle !

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